Réalisations 2023

Projet agricole

L’importance du riz à Madagascar

Les Malgaches consomment 200 kilos de riz par an et par personne et la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins de la population. Sur les cinq dernières années, les importations s’élevaient entre 230.000 et 420.000 tonnes, contribuant à appauvrir un peu plus un pays exsangue. Les surfaces emblavées en riz ont beau être conséquentes, plus d'un million d’hectares, le rendement y est globalement très faible. En cause, une irrigation désastreuse qui ne permet pas de produire plus de trois tonnes à l’hectare. « Il est donc impératif de produire beaucoup plus, afin que la production locale additionnelle se substitue à ces importations» explique l’Agence malagasy de développement économique.[1]

[1] Jacques Deveaux, Rédaction Afrique France Télévisions, Mis à jour le 09/10/2018 | 09:37 publié le 09/10/2018 | 09:37

Rizière dans la région de Menabe à Madagascar. (Montico Lionel / HEMIS.FR)

Selon le journal Madagascar Tribune du 31 août 2020, « Madagascar est encore loin de l’autosuffisance alimentaire faute semble-t-il, non pas de surface cultivable et de terres potentiellement rizicoles, mais parce que ces terrains ne sont pas aménagés comme il se doit. Selon les chiffres de la FAO en 2017, il y a quelques deux (2) millions de ménages riziculteurs répartis sur près d’un million deux cent mille (1,200 000) hectares de rizières qui produisent en moyenne annuellement trois millions quatre cent mille (3,400 000) tonnes de paddy.

Quoi qu’il en soit, le fait est que malgré les gros financements en faveur de l’agriculture et de la riziculture, jusqu’ici le commun des paysans riziculteurs n’a pas vu ni vulgarisateur, ni technicien agricole lui prodiguer des conseils ; il n’a rencontré que des commerçants de produits chimiques (engrais et pesticides) et des intermédiaires véreux. Le paysan continue à se débattre dans l’insécurité sur tous les plans. »

Projet agricole

L’Université Zurcher est située dans une des régions les plus productives en cultures vivrières. Elle dispose de 26 hectares de surfaces cultivables. 10 hectares affectés à la culture du riz ont rapporté en 2020 près de 22 tonnes de riz. La seconde zone de 6 hectares n’a pu être exploitée correctement faute de main d’œuvre disponible. Bien que son jardin et son exploitation agricole fournissent du travail aux étudiants pour le financement de leurs études, et à de nombreux villageois dont le travail agricole est la seule ressource (absence d’industrie), il est évident que pour l’exploitation de telles surfaces, une mécanisation s’impose. Les villages éloignés ne peuvent fournir toute la main d’œuvre nécessaire à la plantation et à la récolte qui doivent être faites dans un espace de temps relativement restreint.

Expertise du terrain destiné à l’agriculture

1. Étude pédologique et plante test.

Après analyse, il est apparu que les sols de bas-fond sont constitués par des couches argilo-humiques tandis que les sols sur « tanety » sont caractérisés par des humus agrégats volcaniques.  De plus, l’observation de la végétation en surface (plante test : fougères de haut plateau comme herbes et arbres d’eucalyptus et pinus) permet de proposer que les plantes oléagineuses et graminées prévues à la culture : riz, arachide, soja, maïs s’y adaptent facilement sans parler de l’adaptation des légumineuses et cultures maraichères sur les bas-fonds à condition qu’il y ait apport en azote et suffisamment d’eau.  

2. Choix du site de la plantation

Le schéma ci- dessous montre la surface à exploiter. Au total, 26 ha seront exploités cette année 2020.

Etudes Financières

Un Tracteur BELARUS MTZ 321 avec accessoires :

  • MTZ 321 TRACTEUR BELARUS 36CV CHF 14’000.-

  • PND-2 CHARRUE à 3 DISQUES CHF 1’000.-

  • BND-1,6 HERSE à DISQUE CHF 1’000.-

  • PMT-50 REMORQUE à BENNE CHF 6’000.-

TOTAL CHF 22’000.-

Sécurisation

Une partie du site se trouve à une distance assez importante du campus. Cette zone n’est pas sécurisée durant la nuit. Pour accompagner le projet, on envisage de construire des cabanes en bois pour 4 familles. Ces familles pourront habiter gratuitement dans la cabane, et en contrepartie, elles vont sécuriser le lieu. Ces familles sont des employés de l’Université mais qui louent des maisons à l’extérieur du campus pour le moment. 

Les coûts de construction des cabanes :

Cabanes en bois (1 salon, 2 chambres, 1 cuisine)

Coût unitaire : CHF 500.-

Coût pour 4 maisons CHF 2’000.-

Conclusion et demande de subvention

  • Achat de tracteur > 11 cv CHF 14’000.- 

  • Accessoires CHF 8’000.-

  • Construction de 4 cabanes CHF 2’000.-

Total CHF 24’000.-

Les maisons des gardiens ont déjà pu être réalisées…

A la suite de la mobilisation de nombreux jeunes en France autour de notre projet de développement agricole à Madagascar, la Fondation a pu fournir un tracteur à l’Université Zurcher qui lui permettra d’exploiter ses 26 hectares de terrain agricole et de cultiver riz, haricots et soja pour répondre aux besoins alimentaires de ses 600 étudiants et des communautés environnantes.

Précédent
Précédent

Projet d’un centre médical

Suivant
Suivant

Soutien au Don du Choeur